Oui, c’est bien moi, cette chipie sur la photo, dans les années 88 je dirais, à première vue
De doux souvenirs de cette époque, de jolis moments passés, je ne me souviens pas de tout c’est certain, mais j’ai une excellente mémoire, qui ne me trahie que rarement
De ces années là, je me souviens essentiellement des week-ends passés à travers la France, dû aux courses de moto que faisait mon père, mais aussi et surtout des chouettes vacances passées sur cette île, si chère à mon coeur, Oléron!
Oléron c’était un peu notre QG (grosses pensées pour LMJ), le lieu ou chaque été, on se retrouvait tous, pour passer nos vacances ensembles.
Cousins, cousines, oncles et tantes, tous, autour de deux personnes essentiels à l’harmonie de la famille: Mes grands parents!
Eux qui chaque année, étaient ravis de nous retrouver quinze jours tous réunis!
J’ai grandi dans une famille très soudée, très présente, et la famille est pour moi essentielle pour grandir
Repas de fêtes, anniversaires, vacances, week-end, toute ma jeunesse et mon adolescence j’ai vécue entourée de mes proches, et grâce à eux, je me suis trouvée, et je suis devenue Moi!
Malgré le divorçe de mes parents, en pleine crise d’ado, j’ai réussi à ne pas tomber, à relever la tête, et à vivre avec, grâce à Eux, mes deux piliers!
En septembre 2008 tout a basculé, mon grand père est parti très vite, personne n’a vu le vent se lever, et aujourd’hui j’en veux encore à la Terre entière
Parce qu’avec son départ, c’est le coeur qu’on m’a arraché, mes racines qu’on m’a enlevé et jamais je ne pourrais vivre comme avant
J’ai mal, un mal si puissant et si profond qu’il est presque indescriptible
Chaque jour qui passe je pense à lui, à ce qu’il aurait aimé, à ce qu’il aurait pensé, en essayant moi même de faire comme s’il était encore là, pour lui faire plaisir
Je déteste les adieux, comme tout le monde, mais c’est celui que j’ai le plus de mal à digérer, parce que cette boule est encore coinçée dans mes tripes
Plus rien ne sera pareil, même si tous ensemble, réunis, nous essayons de garder le cap
Noël est chaque année une jolie et dure période à la fois pour nous tous, car c’est avant tout pour moi une belle fête de famille, et c’est la quatrième que nous passerons sans lui
Il ne connaîtra jamais ma fille, il n’entendra jamais son rire, je ne pourrais plus m’asseoir sur ses genoux, je ne pourrais plus l’appeler au secours
Il est parti et c’est comme ça, ainsi va la vie, mais à l’approche de ce joli soir de décembre, celui ou tous les enfants ouvriront leurs beaux cadeaux, je ne pourrais m’empêcher de penser à Lui,
Oléron, nous ne reviendront plus…